L'ignorance et les préjugés qui affectent actuellement l'homosexualité résultent en grande partie du fait qu'elle était considérée comme une maladie au XIXe siècle. Le neuropsychologue allemand Richard von Krafft-Ebing considérait qu'il s'agissait d'une « dégénérescence neuropathique héréditaire » pouvant être « aggravée » par une masturbation « excessive ». Sigmund Freud a suggéré l'existence d'une prédisposition de constitution, tout en soutenant la thèse selon laquelle les expériences de la petite enfance (l'absence du parent de son propre sexe auquel il serait possible de s'identifier, par exemple) et la fréquence des expériences homosexuelles chez les adolescents sont déterminantes. Certains médecins considèrent toujours l'homosexualité comme une « perversion destructrice » susceptible de mener à un comportement criminel. Toutefois, s'il existe des cas de viol homosexuels, il faut remarquer que la violence sexuelle n'est nullement un trait spécifique du comportement homosexuel.
Une étude menée en 1957 à l'université de Californie, à Los Angeles, s'est attachée à démontrer l'invalidité de la thèse selon laquelle l'homosexualité est une maladie. Les tests psychologiques réalisés sur des sujets aussi bien homosexuels qu'hétérosexuels n'ont révélé aucune différence pathologique. En revanche, on a pu suggérer (sur la base d'études menées sur des vrais et des faux jumeaux) que des facteurs génétiques pouvaient être déterminants pour l'orientation sexuelle.
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